Retro 2017

S’en est une habitude, aux 2 ans, je publie un texte sur la rétrospective de mon année professionnelle.
Cette année, ouf quelle année !
La rétro est beaucoup plus personnelle.

Janvier-février-mars-avril-mi-juin
L’année n’a malheureusement pas livré ce que j’espérais. J’avais espoir que 2017 serait une année merveilleuse … bon du moins une bonne année sans trop de remous.

Si j’avais su …

Les premiers mois, j’ai vécu des hauts et des bas au niveau du travail. J’ai vécu beaucoup de stress en 2016 et ma santé en a pris un sale coup.
En 2017, les choses ne se sont pas vraiment améliorées. C’est hallucinant comment le stress peut affecter votre corps. Je n’ai pas une vie stressante vu de l’extérieur, mais mon cerveau ne réagit pas toujours comme tout le monde face au monde qui m’entoure et cela fait que mon niveau d’anxiété est toujours plus ou moins élevé.
La création et le service à la clientèle, c’est quelque chose de fantastique, mais, c’est aussi toujours difficile, on se remet en question, on se compare, on se questionne, on se met en doute. Malgré tous les gentils commentaires, les compliments sur mon travail, je doute encore beaucoup.
Je suis dur envers moi-même et je cherche la perfection en sachant bien que j’en soit loin. À la longue, toute cette remise en question a fini par peser lourd sur mes épaules et par me faire perdre de vu l’essentiel, ce qui m’a fait tomber en amours avec ce merveilleux métier.

Mon objectif premier à la veille de 2018 sera de me focaliser sur le positif et de me questionner sur ce que j’aime et ce que j’aime moins dans mon travail.Nous avons tous le pouvoir de modifier les choses qui nous rendent anxieux, triste ou qui nous répugnent.
Mais, faut-il tout d’abord, prendre le temps de se poser les bonnes questions ; qu’est-ce qui me rend heureux et qu’est-ce qui me rend malheureux ? Quels sont mes objectifs de vie, mes aspirations?

Juillet-août-septembre et le reste…

27 juillet, l’hécatombe… Mon mari va chez l’optométrie, l’optométrie l’envoie à l’urgence…

La nouvelle tombe comme une tonne de brique.

Vous voyez, le genre de choses qui ne vous arrivera jamais.
Après quelques mois de maux de tête et de perte de vue bizarre, mon mari se fait diagnostiquer une tumeur cérébrale et malheureusement, elle était maligne.Mon roc, l’amour de ma vie, l’homme avec qui je partage ma vie depuis que j’ai 17 ans, a un cancer.

La vie s’est alors accéléré à une vitesse folle, les aller-retour Abitibi-Montréal se sont succédé, un casse-tête épouvantable pour la gestion de mon entreprise et de la vie en général. J’en suis venu à la conclusion que c’était impossible pour moi de gérer mon entreprise adéquatement et d’être là pour ma famille.
Un long congé s’imposait.

Nous aurions pu nous écrouler, c’est ce que la plupart des gens croient qu’ils feraient si cela leur arrivait, mais, cela ne c’est pas passé comme ça.

Nous avons embrassé l’épreuve, nous l’avons vécue et nous avons décidé de voir tout ce que ça nous apportait de positif.
Nous avons pris conscience que nous étions entourés de dizaines de personnes formidables qui nous aimaient et qui étaient là pour nous soutenir.

Nous avons été ébahies par le dévouement de nos familles qui nous ont aidés à ce que la vie soit plus simple et qui ont fait sorte que notre absence auprès de nos enfants soit plus facile pour eux comme pour nous.

Nous avons pu constater à quel point nos enfants étaient forts, sensibles et intelligents. Nous sommes si fières d’eux et époustouflé par leurs immenses capacités d’adaptation et de compréhensions durant cette épreuve.

Puis, il y a cet amour profond que nous ressentons plus que jamais entre mon mari et moi. Notre couple n’a jamais été aussi fort et nous avons la certitude maintenant que peu importe l’épreuve, nous serons là l’un pour autre.

Quand quelque chose d’aussi gros vous arrive, vous avez deux choix, maudire l’humanité et vous morfondre ou sauter à pieds joints là-dedans et vivre cela au jour le jour. Je crois sincèrement que notre façon de vivre la maladie peut avoir une répercussion sur la guérison du corps, alors, le négativisme ne pouvait pas être une option.

On nous a dit que c’était cela la résilience La résilience ce mot qui ne me disait pas grand-chose, prend tout son sens maintenant.

2017 est une année dégueulasse, mais c’est également l’année où j’ai le plus appris sur moi-même. J’ai pris conscience des mécanismes stupides que la plupart d’entre nous entretenons dans nos vies. J’ai pris la décision de ne plus donner d’importance aux choses qui me contrarient et sur lequel je n’ai aucun de contrôle. J’ai pris la décision de lâcher prise. De vivre chaque instant pleinement et surtout, surtout de changer ce qui ne va pas maintenant … pas demain, pas la semaine prochaine … maintenant.

La vie est trop courte pour la gaspiller. Après deux opérations et sept semaines de radiothérapie à Montréal loin de nos enfants, 2018 sonnera le début de la chimiothérapie pour mon mari et mon retour progressif au travail. J’ai espoir que malgré les nouvelles épreuves à venir, ça continue d’aller bien pour nous.

Peu importe votre situation, peu importe votre épreuve, embrassez là, foncez et essayez de toutes vos forces de voir la lumière. Car bien qu’à certains moments, vous ne verrez que l’obscurité, dit-vous bien que la lumière est bien là, les coups dur nous font toujours évoluer x1000. Chaque épreuve vous rend toujours plus fort.

Julie | Nouveau-né

Lorsque je vais photographier les gens, j’ai souvent le sentiment de devenir un peu amis avec eux. Ce sentiment s’amplifie à chaque rencontre et c’est quelque chose qui me fait aimer mon métier.

Lors de notre dernier message, Julie m’a dit, avoir eu l’impression qu’une amie était venue les photographier et ce fût un des plus beaux compliment qu’on a pu me faire.

En plus d’être réciproque, cela confirme que l’expérience amusante et décontracter que je veux donner à mes clients étaient bien là réel.

Voici donc ma 4e séance avec cette merveilleuse famille, afin d’immortaliser la venu de bb4. (Selon le papa, j’ai de droit de nommer ses enfants 1-2-3-4 car c’est plus facile comme ça hahahaha)